Labels écologiques pour un projet paysager : BiodiverCity, BREEAM, LEED et HQE

Un label écologique peut donner un cadre à un projet. Mais il ne suffit pas à créer un jardin vivant.

Dans un projet paysager, la vraie question est plus concrète : comment créer un espace extérieur beau, durable, habitable, techniquement cohérent et réellement favorable au vivant ?

Chez Simonson Landscape, nous accompagnons les architectes, promoteurs, hôtels, entreprises et maîtres d’ouvrage dans la conception de jardins, terrasses, rooftops et espaces extérieurs intégrés à une démarche environnementale. À Paris, en Île-de-France et sur des projets internationaux, nous travaillons avec une approche à la fois artistique, botanique et technique.

Les labels comme BiodiverCity, BREEAM, LEED ou HQE peuvent aider à structurer cette démarche. Mais pour qu’ils aient du sens, ils doivent être pris en compte dès les premières phases du projet.

Pourquoi les labels écologiques concernent aussi le paysage ?

Pendant longtemps, les certifications environnementales se sont surtout concentrées sur le bâtiment : énergie, isolation, matériaux, carbone, eau, confort intérieur.

Aujourd’hui, le paysage prend une place plus importante.

C’est logique. Un jardin bien conçu peut rafraîchir un lieu, favoriser l’infiltration de l’eau, accueillir la biodiversité, améliorer le confort des usagers et donner une identité forte au projet. À l’inverse, un espace extérieur mal pensé devient vite une surface décorative difficile à entretenir, trop arrosée, peu habitée, ou sans intérêt écologique réel.

Dans un projet certifié, le paysage peut contribuer à plusieurs objectifs : réduction des îlots de chaleur, gestion des eaux pluviales, désimperméabilisation des sols, choix de plantes adaptées au climat, amélioration de la biodiversité, confort des usagers et qualité des espaces communs.

Le paysage ne doit donc pas arriver à la fin du projet. Il doit être intégré tôt, avec l’architecte, le maître d’ouvrage, les bureaux d’études et, si nécessaire, un écologue.

Quel label écologique choisir pour un projet paysager ?

Tous les labels ne regardent pas le paysage de la même manière. Certains sont très liés à la biodiversité. D’autres évaluent une performance environnementale plus globale du bâtiment.

L’important n’est pas de choisir un label pour faire joli dans un dossier. L’important est de comprendre ce que chaque démarche peut réellement apporter au projet.

BiodiverCity : le label le plus directement lié à la biodiversité

BiodiverCity est probablement le label le plus proche du métier de paysagiste concepteur. Il s’intéresse à la place du vivant dans les projets immobiliers, les bâtiments existants, les quartiers et les opérations urbaines.

Pour un projet paysager, cela peut concerner la diversité des strates végétales, la qualité écologique des plantations, les continuités avec le contexte existant, les habitats pour la faune, les plantes favorables aux pollinisateurs, l’évolution du jardin dans le temps et la relation entre biodiversité et bien-être des usagers.

Ce label est particulièrement pertinent pour les projets de bureaux, logements, hôtels, équipements publics, cœurs d’îlots, quartiers urbains ou programmes immobiliers qui veulent faire de la biodiversité un vrai sujet de conception.

BREEAM : une certification adaptée aux projets tertiaires et internationaux

BREEAM est une certification environnementale très utilisée dans le monde de l’immobilier, notamment pour les bureaux, hôtels, commerces, équipements et projets internationaux.

Le paysage peut y contribuer à travers plusieurs thèmes : écologie du site, gestion de l’eau, matériaux, confort des usagers, pollution lumineuse, adaptation climatique ou qualité des espaces extérieurs.

Pour un hôtel ou un immeuble de bureaux, par exemple, la terrasse, le jardin ou le rooftop ne sont pas seulement des surfaces à planter. Ils participent à l’expérience du lieu, à l’image du bâtiment et à sa performance environnementale.

LEED : une certification internationale où le paysage peut renforcer le projet

LEED est une certification internationale souvent utilisée pour des projets avec une ambition globale ou une maîtrise d’ouvrage internationale.

Dans un projet paysager, les points importants peuvent concerner la réduction de l’eau potable pour l’arrosage, les plantes adaptées au climat, la limitation des surfaces minérales trop chaudes, les matériaux extérieurs, la qualité des espaces ouverts et la relation entre bâtiment, sol et végétation.

Pour Simonson Landscape, LEED peut être intéressant lorsque le paysage doit dialoguer avec une architecture internationale, un campus, un siège social, un hôtel ou un projet à forte visibilité.

HQE : une approche française globale du bâtiment durable

HQE, portée en France par Certivea, propose une lecture plus globale du bâtiment durable. Elle peut concerner la construction, la rénovation ou l’exploitation.

Dans cette approche, le paysage intervient souvent sur la qualité de vie, l’eau, la biodiversité, les sols, le confort extérieur, les usages et l’entretien.

Pour un projet en France, HQE peut être un cadre utile lorsque le maître d’ouvrage cherche une démarche structurée, lisible et adaptée aux enjeux locaux.

À quel moment faut-il intégrer le paysagiste ?

Le plus tôt possible.

C’est souvent là que se joue la qualité du projet. Quand le paysage est intégré dès l’esquisse, il peut influencer l’organisation du site, les niveaux, les accès, les sols, les vues, les usages, les profondeurs de terre et la gestion de l’eau.

Quand il arrive trop tard, il doit souvent composer avec des contraintes déjà figées : trop peu de pleine terre, des substrats trop faibles, des réseaux mal placés, des pentes impossibles, un arrosage non prévu, des locaux techniques en conflit avec les plantations, ou des surfaces trop imperméables.

Un bon projet paysager se prépare en amont. C’est encore plus vrai lorsqu’un projet vise une certification écologique.

Les bonnes questions à poser avant de dessiner le jardin

Avant de parler de plantes, il faut comprendre le site.

Où peut-on créer de la pleine terre ? Quelle épaisseur de substrat est disponible ? Le sol est-il vivant, compacté, pollué ou imperméable ? Où va l’eau de pluie ? Peut-on infiltrer, ralentir ou récupérer l’eau ? Quelles zones seront chaudes, ventées, ombragées ou très exposées ? Quel niveau d’entretien sera réaliste ?

Il faut aussi comprendre les usages. Le jardin sera-t-il un lieu de passage, de repos, de travail, de restauration, d’événement, de jeu ou de contemplation ?

Ces questions sont simples, mais elles changent tout. Elles évitent de créer un beau dessin qui ne fonctionne pas dans la réalité.

Ce que le paysage peut réellement apporter à une certification

Un projet paysager sérieux peut apporter bien plus qu’une note verte dans un dossier.

Biodiversité

La biodiversité ne se résume pas à planter quelques espèces indigènes. C’est plus subtil.

Il faut penser les strates, les floraisons, les refuges, les sols, les continuités, la diversité des formes végétales et la gestion dans le temps.

Dans un jardin urbain, même petit, on peut créer une forme de complexité vivante : couvre-sols, vivaces, graminées, arbustes, petits arbres, plantes mellifères, zones moins entretenues, micro-habitats.

Le jardin devient alors un milieu, pas seulement un décor.

Gestion de l’eau

La gestion de l’eau est souvent l’un des sujets les plus importants. Les pluies fortes, les périodes sèches et les sols urbains imperméables obligent à concevoir autrement.

Selon le site, on peut travailler avec des sols perméables, des massifs plantés capables de recevoir l’eau, des noues, des zones d’infiltration, des substrats adaptés, des systèmes d’arrosage économes, des plantations plus résistantes à la sécheresse, ou la récupération de l’eau lorsque cela est possible.

Un jardin durable doit chercher à garder l’eau utile sur place, sans créer de désordre technique.

Confort climatique

Un arbre bien placé, une pergola végétalisée, un sol clair, un massif dense ou une terrasse plantée peuvent changer l’ambiance d’un lieu.

Le paysage peut apporter de l’ombre, de la fraîcheur, une sensation de protection, une meilleure qualité d’air perçue et un confort visuel. Dans les cours parisiennes, les rooftops, les terrasses d’hôtels ou les bureaux, ce confort est essentiel.

Un jardin doit donner envie de rester.

Usage et beauté

Un projet écologique qui n’est pas utilisé reste incomplet. Le paysage doit être vivant, mais aussi habitable.

Il faut penser les assises, les vues, les circulations, les seuils, les lieux calmes, les espaces collectifs, les zones d’ombre, les saisons, les parfums, les textures et la lumière.

C’est là que la créativité compte. Un jardin peut répondre à un label tout en restant poétique, sculptural, méditerranéen, naturaliste, contemporain ou très architectural.

Chez Simonson Landscape, nous défendons cette idée : la technique doit servir l’émotion du lieu.

Dans quels types de projets ces labels sont-ils utiles ?

Les labels écologiques sont particulièrement intéressants lorsque le paysage fait partie d’un projet plus large : un immeuble de bureaux, un hôtel, une résidence, une cour d’école, un rooftop, un cœur d’îlot ou un programme immobilier en transformation.

Dans ces situations, le jardin n’est pas seulement un espace agréable à regarder. Il participe au confort du lieu, à la gestion de l’eau, à la biodiversité, à l’image du projet et parfois même à la valeur du bâtiment.

Un rooftop exposé au vent, par exemple, demande une réflexion très différente d’une cour parisienne ombragée. Une terrasse d’hôtel doit être à la fois résistante, élégante et facile à entretenir. Un cœur d’îlot peut devenir un vrai refuge de fraîcheur si les sols, les plantations et les usages sont bien pensés.

C’est souvent dans ces détails que le projet devient crédible. Pas parce qu’il coche une case écologique, mais parce qu’il fonctionne dans le temps.

Notre méthode pour accompagner un projet paysager durable

Chaque projet est différent, mais notre accompagnement suit généralement une logique simple.

Lire le site avant de dessiner

Nous commençons par observer le contexte : architecture, sol, exposition, vues, accès, contraintes techniques, usages, climat, existant végétal et potentiel écologique.

Le paysage doit partir du lieu. Pas d’une recette.

Construire une stratégie paysagère

Ensuite, nous définissons les grandes intentions : où planter, où circuler, où créer de l’ombre, où infiltrer l’eau, comment renforcer la biodiversité, comment rendre le jardin désirable et comment le rendre viable dans le temps.

Cette stratégie peut être partagée avec l’architecte, le maître d’ouvrage, l’écologue ou les bureaux d’études.

Concevoir le jardin comme un espace vivant

Nous développons le dessin du jardin : plan masse, ambiances, palette végétale, matériaux, volumes, strates, détails, intégration de l’eau, mobilier éventuel, éclairage et relation avec l’architecture.

La biodiversité n’est pas ajoutée après. Elle fait partie du projet.

Produire les documents utiles

Selon la mission, nous pouvons produire des plans de conception, coupes, perspectives, modélisations 3D, palettes végétales, plans de plantation, principes de sols et substrats, principes de gestion de l’eau, notes paysagères, documents pour consultation d’entreprises et détails techniques.

Ces documents peuvent aider l’équipe projet à mieux intégrer le paysage dans une démarche BiodiverCity, BREEAM, LEED, HQE ou dans une stratégie environnementale plus générale.

Simonson Landscape : paysagiste concepteur pour projets durables et créatifs

Simonson Landscape est un studio de paysage fondé par David Simonson, architecte paysagiste écologique à Paris. Nous concevons des jardins, terrasses, rooftops, cours, espaces hôteliers et projets paysagers sur mesure, avec une attention particulière portée à la biodiversité, aux plantes adaptées, aux matériaux, à l’eau et à l’ambiance du lieu.

Notre approche est à la fois écologique et artistique. Nous aimons les jardins qui ont une présence. Des jardins qui racontent quelque chose. Des jardins capables de résister au climat, mais aussi de créer une émotion.

Pour les projets certifiés ou en démarche environnementale, nous pouvons intervenir aux côtés des architectes, promoteurs, bureaux d’études et écologues afin de donner au paysage une vraie cohérence, dès les premières phases de conception.

Ressources utiles pour comprendre les labels écologiques

Pour aller plus loin, il est préférable de consulter les sources officielles. Elles permettent de mieux comprendre les critères, les objectifs et le vocabulaire de chaque démarche.

BiodiverCity - CIBI : label dédié à la biodiversité dans les projets immobiliers et urbains.
https://cibi-biodivercity.com/biodivercity/

BREEAM : certification internationale pour les bâtiments durables.
https://breeam.com/

LEED - U.S. Green Building Council : système international d’évaluation environnementale des bâtiments.
https://www.usgbc.org/leed

HQE-BD Construction - Certivea : certification française pour les bâtiments durables.
https://certivea.fr/certifications/hqe-bd-construction/

Entreprises engagées pour la nature - Office français de la biodiversité : démarche destinée aux entreprises souhaitant structurer des actions concrètes en faveur de la biodiversité.
https://www.ofb.gouv.fr/entreprises-engagees-nature

Cerema - Ville perméable : ressources sur la gestion de l’eau, l’infiltration et la désimperméabilisation.
https://publications.cerema.fr/webdcdc/les-essentiels/ville-permeable/

Besoin d’un paysagiste pour un projet écologique ou certifié ?

Vous êtes architecte, promoteur, hôtelier, entreprise ou maître d’ouvrage ?

Simonson Landscape peut vous accompagner dans la conception d’un projet paysager durable, créatif et adapté aux exigences contemporaines : biodiversité, confort climatique, gestion de l’eau, plantes adaptées, qualité d’usage et intégration architecturale.

Contactez Simonson Landscape pour échanger sur votre projet paysager à Paris, en Île-de-France ou à l’international.

Quelques projets durables conçus par Simonson Landscape

Au-delà des labels, chaque projet paysager demande une réponse adaptée au site, au climat, aux usages et aux contraintes techniques. Voici quelques exemples de jardins, terrasses et espaces extérieurs où Simonson Landscape a travaillé sur la biodiversité, les plantes adaptées, la gestion de l’eau ou la résilience climatique.

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